jhugues

Photographe, réalisateur et auteur français né en 1966

A réalisé en 2006 le film documentaire Praline®.

Avec JJ Lefrère, auteur de trois livres de photographies sur les voyages d’Arthur Rimbaud, et de Che Images (Fayard, 2003). Il publie Jusqu’à Sakhaline, avec Pascal Rabaté, (Futuropolis, 2010), récit de voyage aux confins de la Sibérie accompagné par la mémoire d’Anton Tchekhov.

Anime et organise les débats Disputes pour Agroparitech, sur la question du vivant.

Conduit des ateliers artistiques, notamment à SciencesPo Paris.

En 2014, réalise Che Guevara, la fabrique d’une icône.

On le cite :

L’important, c’est d’aller embrasser le réel


Votre musique de coeur ?

Seventeen seconds de The Cure, l’album en entier, que j’ai adoré dès sa sortie en 1980 – racheté récemment en réédition vinyl 180 grammes et tout le tintouin. Du pur bonheur. Aussi Martha de Tom Waits, Dummy de Portishead, Satie en toutes circonstances…

 

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Vous fredonnez sous la douche ?

Non. Par contre je m’exhorte pas mal.

 

Un peintre chéri(e) ou une toile ?

Nu descendant un escalier de Duchamps, et sa version par Gerhard Richter, Ema (nu sur un escalier). Le rythme et le désir, les deux moteurs du cinema. Du mouvement et de la reproduction : les moteurs de la vie même !
 

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Et la photo ?

Jean-Luc Moulène, Eugène Atget, Walker Evans, que des photographes poètes. Eux savent trouver la bonne distance.

 

Un film qui vous aime (ou l’inverse)

Solaris de Tarkovski. C’est le plus beau film autour de l’amour.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le rythme et le désir, les deux moteurs du cinema

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Le spectacle vivant est un clochard saoul d’angoisse

 

Parlez-vous documentaire ? Voire fiction radio ?

L’important, c’est d’aller embrasser le réel. Nous autres, documenteurs, avons différentes techniques d’approche. Certains tâtonnent, à l’aveugle. D’autres y vont avec leurs gros sabots. Tout çà pour glaner un baiser. Mais tout de même, ça en vaut la peine. C’est le plus profond, le plus émouvant, le plus troublant des baisers.

 

Votre livre de chevet ? (qui peut être le Journal de Mickey)

Mireille l’abeille. Je lis un livre ou deux tous les soirs à mon fils de sept ans. J’avoue que cela me suffit, d’autant qu’ils sont bien meilleurs que ceux de mon enfance. Laquelle a été compromise à coups d’Enid Blyton : Oui-Oui, le club des cinq et le clan des sept. Qu’un grelot poursuive sa descendance.

Le livre qui vous a le plus ennuyé ?

Me souviens plus : ceux là finissent sur la boîte aux lettres de l’immeuble, en libre service. Le dépaysement de Jean-Christophe Bailly est tout de même très bien pour s’endormir. Rien que la lecture du titre et de l’auteur suffisent. C’est une invitation au voyage vers le sommeil.

 

Si on vous dit spectacle vivant ?

Gloups, je ravale ma salive. Le plus souvent, c’étaient des moments de terreur comme metteur en scène, et d’ennui comme spectateur. En vérité le spectacle vivant, c’est un clochard saoul d’angoisse qui remonte une rame de métro en bafouillant de misérables lieux communs dans l’indifférence générale.

 

Une pièce de théâtre en mémoire ?

Platonov, monté par Françon au theatre de la Colline. Et la musique qui l’accompagnait, composée par mes amis Gabriel Scotti et Vincent Hanni. Là, pour une fois çà allait.

 

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Votre plat préféré ?

J’aime surtout préparer, et ensuite découper, autour d’une bonne bouteille de vin que l’on descend à plusieurs. Depuis quelques temps, presque plus de viande : conséquences collatérales de la réalisation d’un documentaire sur les relations entre humains et animaux. Et du coup, çà ressemble beaucoup moins à de grands banquets sacrificiels.

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